Carlos Tirado

Tirado a étudié au Vénézuela, où il a commencé a créer ses premières oeuvres. Il a exposé dans de nombreuses galeries et a été encensé par les critiques. Cependant, Tirado sentait que son art était produit “en masse” sans prendre de risques artistiques, essayant de plaire à un public peu averti. 
Mais l’enfant intérieur ce grand artiste l’a amené à explorer de nouveaux horizons artistiques. Après s’être lassé de peindre le même type d’oeuvre, Tirado a commencé à étudier et à expérimenter avec de nouveaux matériaux. Il a fait de la sculpture, malgré l’incertitude. Mais il en avait assez des mêmes coups de pinceau, des mêmes sujets, des mêmes couleurs. Son enfant intérieur était fatigué et ne savait plus que faire avec ses jouets… ses oeuvres restaient à l’état de brouillon, d’échantillon mais rien d’abouti.
 
C’est là que Tirado a décidé de s’installer en Floride. Il a créé de belles peintures et a même exposé dans des galeries locales qui appréciaient son talent. C’est quand il fut engagé en tant que Professeur d’Art à l’Ecole d’Art de Floride du Sud que l’enfant perdu de Tirado trouva sa voie et trancha définitivement avec son passé.
 
Enfin, son esprit rebelle était libre; ses tableaux de paysages et montagnes de son pays natal lui semblaient maintenant trop commerciaux et figuratif. Ses nouvelles oeuvres telles que “Pablo Picasso” et “Après Mona Lisa” étaient considérées comme “suicidaires” par ceux qui connaissaient ses premières créations. Mais Tirado savait où il allait et il impressionna le public. Ces oeuvres inattendues racontaient une histoire intime de l’artiste, sans les formes colorées qui pouvaient confondre le spectateur.
 
Il y avait des nuances différentes de noir et gris pour aider le public à se relier émotionnellement avec ce que l’artiste avait créé. Des cailloux, du sable, de la peinture et d’autres éléments exprimaient tous ces sentiments contenus dans les recoins des coeurs, pour éveiller ceux qui étaient endormis par la négligence ou l’apathie.
 
L’intérêt artistique de Tirado pour les usines, les jouets, la simplicité et le message direct de l’art graphique, son regard critique sur l’art populaire, en plus de son expérience, ont mené l’artiste à prendre ce grand virage où il a pu montrer son âme, sans détours ou faux-semblants. Il est parti pour un voyage vers un avenir incertain mais avec un coeur plein d’espoir. Il savait qu’il n’était pas invincible, mais la vérité est que personne ne le sera jamais. Le futur ne peut pas être savouré sans bouger, mais en se mettant en route et jalonnant le chemin d’Art.
 

Les oeuvres exposées


Visitez la galerie Besharat