Stephen Angell

J’ai trouvé ma voix dans le marbre. Tailler la pierre est une approche «déconstructive » de la création, une concentration physique et mental dont le point central est le langage de mon abstraction. Mon parti pris concerne le cours de la vie entre l’expérience et l’expression. C’est un discours actif avec ce que j’ai senti être l’appel de la contiguïté humaine, exprimé dans la pierre.

Mon évolution visuelle est décrites dans mes voyages. En Europe, je suis tombé amoureux des origines et de l’esthétique européennes ; attiré et intrigué par le cours de son histoire, de la plus ancienne à l’histoire post-moderne en passant par la période classique. Mon aventure a commencé à Carrara, en Italie, puis j’ai exploré l’Europe du Sud en dialoguant avec l’art et ses origines. Pendant des années, j’ai continué ce dialogue entre les 2 continents.

Je suis né à Savannah, en Georgie (USA), en 1960. Ma quête de l’art a commencé très tôt, quand j’ai saisi la probité de la poésie de l’art et du verbe, par opposition au consumérisme et au gaspillage de la fin du XXe siècle. Ma première incursion dans l’art visuel fut la photographie, jusqu’à ce que je découvre le marbre à Cortona, en Italie. Je travaille directement sur la pierre. La magie commence à la source. Le marbre est une pierre métaphorique des origines sédimentaires et aquatiques. Le marbre a une densité, un grain, une harmonie uniques à chaque carrière. La création commence là. Avec ma sculpture, je trouve d’abord un centre anatomique qui me mène à l’abstraction. C’est une préconception de la forme transposée à la voix et la dimensionnalité qui connecte le corps du travail dans une harmonie remontant au classicisme pour arriver jusqu’au contexte moderne.

A partir de l’intuition, j’ai poursuivi à travers mon travail la recherche de la lucidité dans la création. Mes meubles et les fontaines que je conçois présentent une symbiose avec la géométrie Euclidienne. « Protoplay » est une expression de ce jeu de connexion. Je l’ai appelé « proto-géométrie » et je cherche de présenter une simplicité minimaliste. Les fontaines « Abode » et « Chalice » sont des extrapolations tridimensionnelles de cette « proto-géométrie ». C’est la synthèse de la forme organique et créée par l’homme que je présente. Et en définissant les origines de la matière par opposition à l’intervention humaine, c’est la nature qui devient la protagoniste de mon œuvre !

Stephen Angell

 

 

 


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